La Suisse, nation du grignotage Avec une consommation annuelle moyenne d’env. 10,6 kilos de chocolat par habitant, la Suisse occupe la deuxième place en Europe. Seule l’Allemagne en grignote un kilo de plus. La consommation par habitant des Suisses correspond à environ 59’000 calories. Pour brûler ces calories, un citoyen suisse moyen, pesant 80 kilos, devrait ramer environ 3 ½ jours ou faire du repassage pendant environ 16 jours. Le plus grand chocolat Officiellement le plus grand chocolat du monde provient d’Arménie et est immortalisé dans le livre Guiness des records. Il pesait 4,4 tonnes, mesurait 25 centimètres d’épaisseur et 5,6 mètres de longueur. Officieusement, murmure-t-on, le plus grand chocolat pèserait environ douze tonnes. A Varsovie, un camion-citerne chargé de chocolat liquide a eu un accident et à déversé sa cargaison sur l’autoroute. La plus grande fontaine de chocolat Elle aussi détient un record dans le livre Guiness. Elle se tenait au mileu du désert du Nevada, à Las Vegas, la ville des superlatifs. Dans la pâtisserie Jean Philipe de l’hôtel Bellagio se dressait le colosse de huit mètres. Cette construction inhabituelle permettait quotidiennement à deux tonnes de chocolat de ruisseler vers le bas sur plus de 27 pieds et ensuite le chocolat était pompé à nouveau vers le haut par 152 mètres de tuyaux en acier inoxydable Le développement et la réalisation de cette oeuvre d’art ont duré deux ans . A titre de comparaison: 48 kg de chocolat au lait coulent chaque jour de l’une des plus grandes fontaines à chocolat en Suisse. Du chocolat de la pharmacie Au milieu du 16ème siècle, le chocolat est arrivé en Europe. La délicatesse était réservée à la noblesse. Mais très vite, il a eu réputation de guérir. C’est ainsi que le chocolat a été mis à la disposition de tous, mais on l’achetait toutefois en pharmacie jusqu’à la fin du 19ème siècle. Le chocolat rend heureux Le sucre contenu dans le chocolat et la théobromine, qui est liée à la caféine, ont un effet qui améliore légèrement l’humeur. L’acide aminé tryptophane, précurseur de l’hormone du bonheur sérotonime, est également présente dans le chocolat. Le sucre et la caféine sont censés déclencher des sentiments de bonheur, mais l’effet d’amélioration de l’humeur est toutefois plus faible qu’avec une tasse de café, par exemple. En résumé l’effet du chocolat sur le bonheur est procuré par les substances mentionnées, mais il est toutefois beaucoup plus basé sur des effets psychologiques. Manger augmente notre bien-être général, et le chocolat reste une sorte de bien de luxe, que l’on s’autorise de temps à autre, à titre de récompense. Le chocolat est sain Les effets positifs du cacao ont été prouvés dans diverses études, le chocolat noir en particulier devrait être bénéfique pour la santé. La part élevée de flavonoides permettrait de réduire le risque de crise cardiaque chez les personnes vulnérables. On dit aussi que le chocolat réduit la pression artérielle et les inflammations et qu’il a un effet positif sur notre système immunitaire. Ces déclarations doivent être interprétées avec prudence, car les chocolats plus clairs contiennent beaucoup de sucre et de matières grasses, qui en revanche peuvent entraîner des problèmes de santé, comme de l’obésité. De ce fait, la consommation de chocolat est bonne pour nous tous tant qu’elle reste modérée. La cannelle L’une des plus anciennes épices à la fois amère et douce, la cannelle nous enchante surtout en période de Noël dans le monde entier, elle est appréciée tout au long de l’année. La cannelle peut être très bonne pour la santé mais aussi dangereuse. Le saviez-vous ? La cannelle contient de nombreux minéraux, tels que le potassium, le calcium, le manganèse, le magnésium et le fer. En remède, elle est utilisée pour abaisser la glycémie et traiter les troubles digestifs, le rhumatisme et les rhumes. La cannelle tire son parfum des huiles essentielles qui la composent: l’aldéhyde cinnamique, l’eugénol et la coumarine. La coumarine doit être consommée avec modération, car elle peut entraîner maux de tête, vertiges et vomissements. Contrairement à la cannelle casse, la cannelle de Ceylan a une très faible teneur en coumarine et peut donc être consommée sans crainte. Dans la Rome antique, on croyait que la cannelle venait des Oiseaux cannelle ou qu’elle poissait au fond de la mer. Antibactérienne, la cannelle confère un parfum agréable aux odeurs de transpirtions des pieds ou les neutralisent. La récolte de la cannelle viens de l’écorce interne des branches du cannelier qui sont décollées et séchée, et on obtient ainsi les bâtons de cannelle. La cannelle peut améliorer la capacité d’apprentissage. L’écorce du cannelier contient 1 à 2% d’huile essentielle. Il existe deux variétés de cannelle: Cannelle casse - plus épicée et forte. (Cinnamomum cassia) originaire de Chine et cultivée aussi au Vietnam, en Indonésie et à Sumatra. Cannelle de Ceylan - Est plus parfumée et plus douce. (Cinnamomum verum) originaire du Sri Lanka, anciennement Ceylan. On dit: «Mettre en cannelle» réduire en morceaux. Sucre Suisse SA mise sur une production répondant aux critères de développement durable. Une étude récente établit qu’en comparaison avec le sucre importé de l’UE, l’impact environnemental découlant de la production de sucre en Suisse est inférieur d’environ 30%. L’évaluation tient compte des facteurs qui ont une incidence écologique tout au long de la chaîne de production. L’étude a comparé l’empreinte écologique du sucre de betteraves conventionnel produit en Suisse avec celle du sucre de betteraves de l’UE importé chez nous. Les conditions de culture, la fabrication du sucre et les transports (acheminement des betteraves de la ferme à la fabrique et distribution au client) ont été analysés. Le score inférieur d’environ 30% du sucre suisse par rapport à celui de l’UE en termes de nuisances environnementales résulte de l’addition des plusieurs facteurs favorables tout au long de la chaîne de production. La culture des betteraves et leur transformation constituent les étapes décisives. Les trajets nécessaires à la livraison des betteraves et la distribution du sucre jouent un rôle mineur en termes d’empreinte écologique. Culture des betteraves: rendements supérieurs, engrais plus écologiques, limitation des intrants Avec 81 t/ha, la culture de betteraves est d’un rendement supérieur en Suisse en comparaison avec l’UE (75 t/ha). Dès lors, la même quantité de betteraves sucrières mobilise moins de surface agricole, ce qui influe fortement sur l’empreinte écologique. Le recours à des engrais plus favorables pour l’environnement joue également un rôle décisif. En comparaison avec l’UE, les planteurs suisses utilisent plus de fertilisants naturels, tels que du purin ou du fumier, plutôt que les engrais minéraux. Par conséquent, l’impact environnemental lié à la fabrication des engrais est réduit de même que la diffusion d’intrants résultant de leur épandage (p. ex. gaz hilarant dans l’air ou nitrates dans l’eau). Ce sont les principales raisons qui expliquent pourquoi le sucre suisse pour la culture de betteraves nécessaires à la production d’une tonne de sucre est d’1 million d’écopoints (unité de charge écologique) tandis que celui de l’UE s’élève à 1.5 millions d’ecopoints. Fabrication: productivité supérieure, efficacité énergétique et utilisation de combustibles égologiques Un autre élément décisif pour la limitation de l’empreinte écologique du sucre suisse est la productivité supérieure des sucreries. La quantité de betteraves (6,36 tonnes) nécessaires pour obtenir une tonne de sucre est inférieure en comparaison avec la moyenne de l’UE (environ 6,81 tonnes). En Suisse, il faut donc environ 6% de betteraves en moins pour produire une tonne de sucre, ce qui diminue encore la surface à cultiver. La meilleures efficacité énergétique et le recours à des combustibles plus favorables pour l’environnement sont également des facteurs qui permettent de limiter l’empreinte écologique des sucreries. Les sucreries suisses couvrent leurs besoins énergétiques par la combustion de gaz naturel alors qu’au sein de l’UE, des quantités considérables d’énergie proviennent du charbon et du pétrole. Globalement, la transformation des betteraves dans les sucreries suisses représente 0.30 millions d’écopoints alors qu’au sein de l’UE, ce sont 0.52 millions. La centrale à bois prévue à Aarberg contribuera encore à diminuer drastiquement la consommation d’énergie fossile. La Suisse de même que l’UE valorisent efficacement tous les produits résiduels provenant de la fabrication de sucre à partir de betteraves. La pulpe ou la mélasse permettent par exemple la fabrication de fourrage agricole. Par ailleurs la mélasse est utilisée pour confectionner de la levure de boulangerie indigène. La chaleur dégagée lors du processus de production est injectée dans un réseau de chauffage à distance et permet de chauffer des habitations. Sans la valorisation des sous-produits, l’impact environnemental du sucre serait nettement plus important, au sein de l’UE comme en Suisse. Pour des informations plus détaillées, consulter le rapport d’étude sous www.durabilite.sucre.ch
L’incroyable chocolat
Cinamomum verum - Sri Lanka
Le sucre suisse est plus écologique que celui de l’UE
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Des tonnes de déchets plastiques dans l’eau Selon le WWF, un camion de déchets plastiques est déversé chaque minute dans les mers du monde entier. Selon les estimations, plus de 86 millions de tonnes de déchets plastiques flottent aujourd’hui dans la mer,et la tendance est à la hausse. Mais ce problème ne concerne pas seulement les mers/océans, non, plus de 115 tonnes de déchets plastiques sont également stockés dans les eaux suisses. A Savoir Combien de temps dure la décomposition des différents plastiques? Ligne de pêche: 600 ans Bouteille en plastique: 450 ans Couche jetable: 450 ans Paille en plastique: 200 ans Sac en plastique: 10-20 ans Tasse en polystyrène: 50 ans Habitat menacé Sous la nappe aquifère, les eaux suisses ressemblent par endroits à un dépotoir. Bouteilles, vélos, pneus, déchets électroniques, même des skis ou des chaises de jardin – au fond des lacs et des rivières, il y a des tonnes de déchets qui sont stockés. Il va sans dire que cela a un impact majeur sur la qualité de l’eau. Les animaux meurent de faim parce que leur estomac est rempli de plastique ou ils s’étouffent. Les déchets flottants s’emmêlent dans les hélices et perturbent la navigation. Inquiétant pour la santé Certains déchets plastiques sont stockés dans nos eaux déjà depuis des décennies. Certains d’entre eux contiennent une forte concentration de substances pouvant porter préjudice à la santé, telles que le cadmium, le mercure ou le plomb. Autrefois, ces substances étaient utilisées dans la production de plastique, mais aujourd’hui elles sont interdites en raison de leurs effets nocifs sur la santé. Le plastique se décompose en microparticules, qui continuent à nager dans l’eau. Ce processus est long: selon une estimation, il faut environ 450 ans pour qu’une bouteille en plastique se décompose complètement. 115 tonnes de déchets Chaque année, cette quantité de déchets se retrouve dans l’eau, comme le montre l’étude de l’Empa commandée par la Confédération et publiée en juillet 2019. Les déchets polluent l’habitat dans et autour de l’eau et mettent en danger un écosystème intact. Protection volontaire de nvironnement Récemment, des bénévoles de l’Association Abfalltaucher Schweiz (plongeurs de déchets Suisse) ont fait remonter à la surface près de 600 kg de déchets au cours d’une action de trois heures, lors d’une opération de nettoyage effectuée récemment au lac d’Hallwil. En moyenne, les plongeurs collectent entre 500 kilos et sept tonnes de déchets par opération. L’Association se réunit deux fois par mois. Si l’on cumule ces chiffres impressionnants, cela correspond à environ 24 éléphants mâles adultes d’Afrique qui sont ainsi pêchés hors de l’eau chaque année. Chasse au trésor dans les eaux suisses Des objets exclusifs, tels que des smartphones, des e-trottinettes, des motos ou des porte-monnaie s’additionnent et peuvent rapidement atteindre une valeur d’environ 60’000 francs. Ainsi, chaque plongée devient un peu une chasse au trésor. Cela motive de nombreux plongeurs à participer volontairement à de telles activités